Communiqués

 Communiqué de presse n °2 du 20/11/2013

A l’approche de la commémoration du trentième anniversaire de l’arrivée à Paris de « La Marche pour l’égalité et contre le racisme », nous créons l’Association des « Marcheurs historiques de 1983 ». Cette association regroupe essentiellement les marcheurs permanents et, plus largement, les militants qui se reconnaissent dans les valeurs humanistes de la Marche. Nous nous donnons comme humble devoir de témoigner de cette action historique, fondatrice d’une nouvelle conscience citoyenne, de transmettre son message de paix, de fraternité et de solidarité aux générations actuelles et futures, d’œuvrer à sa reconnaissance comme balise éclairante de l’histoire républicaine.

Force est de constater que depuis trente ans la situation socio-économique des banlieues et des quartiers populaires n’a cessé de s’aggraver, que les discriminations se sont généralisées, que le racisme s’est décomplexé au point d’engager une offensive sans précédent qui submerge les médias et sape à la racine les principes démocratiques. Les espérances suscitées par le retour de la gauche au pouvoir ont vite mué en profonde déception. L’égalité n’a jamais été autant bafouée qu’aujourd’hui. L’énarchie gouvernante ignore délibérément les réalités de terrain, débarque, tour à tour, les hauts fonctionnaires et les cadres politiques issus de la diversité, pratique elle-même des discriminations au sommet.

Nous avons le devoir, en tant que marcheurs historiques, sursollicités pour des évènements festifs qui ne débouchent sur aucune action concrète, de dénoncer toutes les récupérations politiques et mercatiques de la Marche, d’attirer l’attention sur les problèmes réels vécus dans les cités, d’exiger des pouvoirs publics, de mettre en œuvre une véritable politique d’égalité citoyenne.

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Communiqué de presse n °1 du 19/11/2013

A l’approche de la commémoration du 30 ème anniversaire de l’arrivée à Paris de « La Marche pour l’égalité et contre le racisme », des anciens marcheurs viennent de créer l’association des « Marcheurs historiques de 1983 ». Cette association a pour but d’entretenir et de transmettre les valeurs et les messages portés par notre mouvement.

 L’association regroupe essentiellement des marcheurs permanents et plus largement des militants qui se reconnaissent dans l’histoire de la Marche.

 L’association a également pour objet d’éviter toutes formes de récupération politique, de préserver intact cet événement historique, acte fondateur de la jeunesse des quartiers, et de devenir l’interlocuteur des médias concernant les questions autour de la mémoire de la Marche.

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Communiqué de Presse du 14/10/ 2013 

De Monsieur Toumi DJAIDJA: SYMBOLE et INITIATEUR de « La Marche pour l’égalité et contre le racisme » (15 octobre – 3 décembre 1983) 

Acte de désobéissance civique, pourquoi je ne reçois pas M. Le Ministre François Lamy? Récupération ou reconnaissance de « La Marche pour l’égalité « 

Dans ce contexte de commémoration des 30 ans de la Marche pour l’Egalité, je me vois dans l’obligation de sortir de ma réserve. Pendant 30 ans j’ai nourri l’espoir que l’égalité soit le chantier permanent de la République celle à laquelle nous aspirons tous. Mais aujourd’hui force est de constater, malgré des avancées certaines, l’inégalité frappe toujours voire plus encore.

Je parle de ces femmes, de ces hommes sacrifiés sur l’autel des inégalités. Beaucoup d’entre nous vivent dans des conditions inadmissibles, laissés non pas sur le bas-côté de la route mais dans le fossé des inégalités : le mal-logement, l’exclusion, la paupérisation, la marginalisation. Si ce système continue tel quel, il est à parier qu’il court à sa perte. Je suis comme des millions de nos concitoyens une victime de la guerre sociale.

La Marche pour l’égalité doit s’inscrire dans l’histoire commune pour rappeler que la République ne doit laisser aucun répit à la lutte pour le droit à la dignité, le droit pour la non-discrimination.

Je ne peux cautionner l’inaction politique en signant un chèque en blanc au gouvernement.

Si certains cherchent à capter l’héritage sympathie suscité par la Marche à travers cette commémoration, cela ne peut se faire à moindre frais. La commémoration doit être un moment fort où des décisions politiques courageuses et concrètes sont prises pour que l’histoire de nos quartiers populaires s’inscrivent enfin dans l’histoire de notre pays.

Nous savons la rupture de la transmission, ses conséquences et ses enjeux. Il nous faut nous construire une histoire commune, partagée par le plus grand nombre pour que vive la mémoire. Nous savons que l’histoire c’est la projection, que ce qui manque à notre jeunesse c’est l’identification projective vitale à sa construction. Mais comment cela est-il possible si l’histoire est amputée ? Là où est née cette marche aujourd’hui dans ce quartier des Minguettes, la jeunesse ne peut relater cette histoire.

Après l’espoir qui a porté les électeurs, c’est dans l’isoloir que chaque citoyen devra prendre sa responsabilité.

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